Peut-on devenir photographe sans diplôme?

Mon parcours

Le parcours pour devenir photographe n’est pas tracé d’avance. J’ai pris des années à le comprendre, mais aujourd’hui, je ne rougis pas du chemin sinueux que j’ai parcouru.

Que vous ayez un diplôme ou non, vous devrez faire vos preuves en faisant face à certains préjugés. Pour certains clients, un photographe autodidacte (sans formation) manque de crédibilité. Selon d’autres, un photographe qui vient tout juste de terminer ses études manque d’expérience concrète. On ne s’en sort pas! Entre les projets réalisés bénévolement en échange de visibilité et les clients qui ont des attentes démesurées, c’est parfois difficile de trouver un bon équilibre et une stabilité financière.

J’ai cependant une bonne nouvelle : on peut devenir photographe professionnel, avec ou sans diplôme. Il y a d’importantes différences entre les deux parcours, mais, en fin de compte, c’est plutôt l’ensemble des aptitudes, des apprentissages et des expériences, donc un bagage que l’on peut acquérir à l’école ou sur le terrain, qui compte.

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Photographe autodidacte : par où commencer

Ça m’a pris beaucoup de temps avant de prendre confiance et croire que je pouvais gagner ma vie en tant que photographe. Entre l’appareil 35mm que j’ai eu quand j’étais jeune et la photographie professionnelle à temps complet, il y avait tout un fossé! Par ailleurs, je n’avais pas l’impression d’avoir la fibre artistique, si souvent prisée dans le métier. Mon esprit est plutôt cartésien et je suis un scientifique dans l’âme. Je n’avais pas non plus l’ambition de « tasser » les autres professionnels du milieu pour faire ma place. Je me disais que c’était un beau rêve réservé à d’autres élus. D’autant plus que s’équiper avec des appareils professionnels en photographie, ça coûte très cher.

Heureusement, ma passion a pris le dessus sur ces craintes. Aujourd’hui, j’ai mon propre studio, des clients réguliers et des projets passionnants. Je travaille avec des artistes, des modèles et des familles, autant qu’avec des professionnels, des entrepreneurs et des dirigeants d’entreprise. Lentement mais sûrement, je commence à être reconnu et connu en ville. Mon nouveau site Web reflète d’ailleurs tout le sérieux que je mets dans mon travail. Du rêve à la réalité, il n’y avait qu’un pas à faire. Un pas déstabilisant, mais loin d’être impossible.

Comment j’ai appris la photo

Pendant une session au cégep, j’ai pris une option en photographie sur du 35mm. Une fois. Mais saviez-vous qu’en fait, j’ai étudié en sciences pures, en informatique, en technique de génie électrique, spécialisé en ordinateurs et en réseaux? C’est assez éloigné de la photographie, me direz-vous. Et pourtant, c’est grâce à ces études que j’ai développé une approche différente en photographie. Ces études m’ont apporté des connaissances scientifiques sur la lumière, le focus, les ombres, et plusieurs autres aspects importants en photographie. Sans parler des connaissances en informatique qui me sont encore bien utiles dans mon travail aujourd’hui.

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Mes premiers projets

C’est donc naturellement que la physique m’a ramené vers mon champ d’intérêt principal et qu’elle a été un des déclencheurs de ma carrière de photographe. En 2013, je me suis procuré un ensemble professionnel de base à un prix raisonnable. Je dis raisonnable, mais c’était quand même tout un investissement pour moi à l’époque.

La première année, j’ai surtout suivi des formations pour en apprendre davantage sur le métier de photographe. Mes premiers projets n’étaient pas du tout lucratifs : je donnais mon temps en échange d’une occasion d’apprendre. Petit à petit, j’ai décroché de petits contrats. L’argent que je gagnais servait en bonne partie à financer l’achat de mes équipements et des formations.

Dès 2015, je sortais de mon sous-sol et je louais mon premier studio. En 2017, j’ai quitté mon emploi pour me concentrer pleinement sur mon nouveau métier. Et aujourd’hui, après bien des années à étudier seul, à faire des essais-erreurs et à travailler pour réaliser mon rêve, j’y suis parvenu.

Comment devenir un photographe sans diplôme?

C’est donc naturellement que la physique m’a ramené vers mon champ d’intérêt principal et qu’elle a été un des déclencheurs de ma carrière de photographe. En 2013, je me suis procuré un ensemble professionnel de base à un prix raisonnable. Je dis raisonnable, mais c’était quand même tout un investissement pour moi à l’époque.

La première année, j’ai surtout suivi des formations pour en apprendre davantage sur le métier de photographe. Mes premiers projets n’étaient pas du tout lucratifs : je donnais mon temps en échange d’une occasion d’apprendre. Petit à petit, j’ai décroché de petits contrats. L’argent que je gagnais servait en bonne partie à financer l’achat de mes équipements et des formations.

Dès 2015, je sortais de mon sous-sol et je louais mon premier studio. En 2017, j’ai quitté mon emploi pour me concentrer pleinement sur mon nouveau métier. Et aujourd’hui, après bien des années à étudier seul, à faire des essais-erreurs et à travailler pour réaliser mon rêve, j’y suis parvenu.

Qualités d’un bon photographe autodidacte

Pour devenir photographe autodidacte, ça prend plus qu’un téléphone intelligent, quelques filtres et de la volonté! Même si vous vous enregistrez auprès du Registraire et que vous créez votre page Facebook pour annoncer vos services, vous aurez besoin de certaines aptitudes (et compétences comportementales) pour développer votre talent et réaliser de bonnes photos. Voici, selon moi, les 5 principales qualités qu’un bon photographe autodidacte devrait développer au cours de son apprentissage. Ce sont les principales attitudes que j’ai cherché à travailler sans cesse et qui m’ont permis de progresser jusqu’ici dans ma carrière.

La curiosité :

La toute première qualité, c’est probablement celle de se montrer curieux. Comme la photographie évolue rapidement, tant les appareils (compacts, reflex, hybrides, numériques, etc.) que les logiciels utilisés (traitement de l’image, retouche, mise en ligne, etc.), il faut se tenir à jour (et même, avoir le goût de se tenir à jour). Cultivez le goût d’apprendre, d’en savoir toujours plus et de vous développer. En plus d’être photographe, vous deviendrez ainsi votre propre professeur, votre propre coach professionnel et votre propre motivateur!

La patience et la persévérance :

J’aurais pu me lancer en photographie dès que j’ai eu mon premier appareil. Mais dans mon impatience à vouloir devenir photographe, j’ai été patient. Très patient. J’ai attendu d’en savoir suffisamment pour pouvoir offrir un service de qualité à mes clients. J’ai patienté jusqu’au moment où j’ai pu m’acheter un bon appareil et j’ai commencé par des contrats peu ou pas payants pour pouvoir me faire la main.

Tout comme c’est en forgeant que l’on devient forgeron, c’est en prenant des tas de photos (qu’on devient photomaton haha !) qu’on réalise des clichés de bonne qualité dignes d’un photographe.

La minutie :

En photo, tous les détails comptent. Un bouton en plein milieu du front de votre sujet? Il faudra probablement retoucher la photo avec soin, pour que ça ne paraisse pas.

Pendant un shooting, il faut aussi être très attentif. Le modèle a-t-il une bonne posture? L’éclairage est-il adéquat? Le focus est-il au bon endroit? Ce sont des questions auxquelles on doit s’attarder pour créer de belles photos.

La débrouillardise :

Apprendre par soi-même, garder sa motivation, gérer son propre horaire…Être photographe « à son compte », ça demande beaucoup de débrouillardise. Il n’y a personne d’autre que vous pour vérifier périodiquement votre progression et évaluer vos services. Vous ne recevrez pas d’évaluation autre que des commentaires sur Facebook, des avis de clients et des plaintes si vous ne faites pas le travail. N’attendez surtout pas que ce soit vos clients qui se plaignent et vous ramènent à l’ordre!

L’humilité et la reconnaissance : L’humilité en photographie, c’est d’être capable de reconnaître les choses à améliorer dans sa pratique et d’aller chercher de l’aide pour s’améliorer. Il faut aussi savoir s’arrêter, prendre du recul et reconnaître qu’on n’atteint jamais le succès seul.

Vous pouvez toujours demander le soutien d’un mentor. Poser des questions à des pairs qui sont plus avancés dans leur parcours. Demander de l’aide, ça fait partie du jeu. Faire des erreurs aussi.

Les cours de photographie et les formations disponibles

Vous avez l’impression de piétiner? Vous croyez que vos connaissances sur un sujet ne sont pas suffisantes et vous savez que vous pouvez vous améliorer? N’acceptez pas les demi-mesures et sortez de votre isolement. En plus de développer des attitudes qui vont faire de vous des photographes dynamiques et agréables à côtoyer, aller chercher de nouvelles connaissances est toujours profitable. Sur le Web comme ailleurs, il existe des formations pour tous les besoins :

  • Apprendre un logiciel de traitement de l’image
  • Comprendre comment utiliser l’éclairage en photographie
  • Apprendre l’utilisation d’un appareil dernier cri
  • Suivre les tendances et les évolutions technologiques du domaine
  • Développer des méthodes en photographie corporative
  • Etc.

Passez à l’action! Plus vite vous irez suivre des formations ou demanderez le soutien d’un autre photographe avec plus d’expérience, plus vous progresserez rapidement.

Défis

Il y a quand même plusieurs défis de taille à relever lorsque l’on veut devenir photographe autodidacte. Car ce que vous n’apprendrez pas à l’école, vous devrez le découvrir en faisant face immédiatement à la réalité.

Par exemple, lors des premiers mandats, il est plus difficile de faire valoir ses compétences puisque l’on n’a aucune formation pour complémenter notre portfolio. L’insécurité financière est lourde les premières années. L’achat d’équipement pour nos premiers projets représente un investissement assez considérable. Et c’est plutôt difficile d’obtenir des subventions ou des prêts sans formation ni expérience.

On se lance dans le vide quand on sort de la voie toute tracée par les études. C’est insécurisant et notre confiance est souvent ébranlée, surtout si on se compare à d’autres professionnels qui ont du succès et des tonnes de projets. Le sentiment d’imposture est bien réel et peut nous ralentir. Un client déçu ou un projet qui représente mal votre vision peut aussi jouer sur notre moral. Il faut simplement apprendre de ses erreurs, même si celles-ci peuvent nous coûter de l’argent, du temps et beaucoup d’énergie.

Les nombreux avantages d’être un photographe autodidacte

Évidemment, il est possible de relever ces défis et de devenir un photographe autodidacte qui se défend aussi bien que n’importe quel diplômé.

Le principal avantage à devenir photographe autodidacte, c’est que vous êtes maître de vos apprentissages et de vos projets. Pas de cours imposés par une institution. Vous choisissez vous-même les formations qui, à votre avis, vont vous mener plus loin.

La liberté offerte par le travail autonome est à la fois lourde et stimulante. Vous êtes votre propre patron, enseignant, gestionnaire et motivateur. Pour moi, c’est un avantage incroyable que d’être responsable de mon propre succès.

En résumé, Il n’y a pas de bon ou de mauvais moment pour se lancer, tout comme il n’y a pas de bon ou de mauvais chemin à suivre pour devenir un photographe professionnel.

Vous avez des questions sur mon parcours? Vous aimeriez discuter avec moi ou profiter de mes services? Écrivez-moi! Ce serait un privilège de pouvoir vous aider à avancer dans votre passion et un plaisir que de vous prendre en photo.

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